Le parc urbain

En 2025, la Ville de Saint-Gilles se dote d’un parc urbain au cœur de son centre-ville. Un poumon vert de 13 000 m² destiné à devenir un lieu de convivialité. Un espace naturel accessible à tous.

Au cœur du centre-ville

Situé entre le centre ancien et le canal de la Garonnette, ce parc jouera un rôle clé dans la trame verte urbaine. Actuellement caché par un mur haut, le site sera ouvert au public. Il sera harmonieusement clôturé pour préserver à la fois la sécurité, la transparence et la circulation de la faune. Deux nouveaux portails aux pointes sud et nord faciliteront l’accès et encourageront les circulations douces.

Valoriser les atouts du territoire

Ce site, caché et à l’abandon depuis longtemps, était devenu une friche urbaine. C’est pourquoi, l’équipe municipale se devait d’agir pour valoriser cet espace inexploité situé en zone inondable. Afin de pouvoir aboutir à ce projet, la Ville a acquis d’anciens terrains maraîchers pour créer le premier parc urbain de Saint-Gilles.
Les bâtiments existants seront alors préservés et sécurisés. Des panneaux sérigraphiés raconteront l’histoire du site et son passé maraîcher à travers des photos, des anecdotes et des cartes anciennes. Les massifs végétaux seront protégés par des ganivelles basses, tandis que la mare et la microforêt bénéficieront de clôtures plus hautes pour préserver ces zones sensibles.

Ce nouvel espace respectueux de l’environnement est donc une étape importante pour améliorer encore le cadre de vie des Saint-Gillois. Il leur proposera un nouvel équipement au-delà des aires de jeux déjà existantes.

Un projet à taille humaine

Ce nouvel équipement est conçu autour d’une dizaine de zones distinctes créant ainsi des espaces conviviaux.

À l’entrée nord, le parvis accueillera les visiteurs avec un espace ouvert et arboré, propice à la rencontre.

En plus des aires de jeux pour les plus jeunes, un parcours sportif pour les plus grands et un espace de brumisation ajouteront une touche ludique et rafraîchissante. De même, la plaine vallonnée, le verger de variétés anciennes et la mare écologique créeront un cadre riche en biodiversité. La microforêt et le bosquet des figuiers favoriseront la préservation des écosystèmes locaux et offriront ainsi des lieux d’aventure et de contemplation. Des hamacs, des banquettes ainsi que des fauteuils viendront ponctuer les différents espaces, permettant à chacun de profiter pleinement du parc. Le mobilier en bois renforcera également l’identité naturelle et conviviale du lieu.

Une seconde entrée depuis le parking Charles de Gaulle permettra d’accéder à un chemin qui mène directement à la berge de la Garonnette. Là, un point d’observation en bois invite à profiter d’une vue imprenable sur l’abbatiale, le verger ou encore la mare.

Un écrin de biodiversité

Pensé comme un havre de nature, le futur parc urbain met l’accent sur la préservation de l’environnement et l’implication citoyenne.

Préserver et valoriser la végétation existante
Dans un souci de respect du patrimoine végétal, la municipalité conserve autant que possible les plantations existantes. Après un diagnostic attentif, seuls les arbres malades ou dangereux seront remplacés par des espèces adaptées au climat.

Des matériaux durables
Les aménagements du parc intègrent des matériaux perméables pour les cheminements, voies et aires de jeux. Cela favorise ainsi l’infiltration des eaux de pluie et limite l’artificialisation des sols.

En créant un espace où la nature reprend ses droits au cœur de la ville, nous offrons à chacun la possibilité de se reconnecter avec un environnement riche et préservé, tout en contribuant à la protection des écosystèmes locaux. 

Frédéric BRUNEL, adjoint au maire délégué à l’urbanisme, l’environnement et la gestion de l’espace public.

Impliquer les habitants pour un projet collectif
Le projet inclut également la création d’une microforêt dont la fourniture des végétaux est prise en charge dans le cadre des travaux. Les écoles et les associations locales seront, quant à elles, mobilisées pour leur plantation. Un bon moyen de sensibiliser à la biodiversité et le respect du lieu. Avec ce parc urbain, Saint-Gilles allie urbanisme durable et qualité de vie, en plaçant la nature au cœur de la ville.

Une signalétique pédagogique
Des panneaux pédagogiques directionnels informeront sur les atouts des lieux en termes de biodiversité.



Une inauguration entre nature et mémoire

Il y a des inaugurations qui ressemblent à des respirations collectives. Le 26 novembre, habitants, partenaires institutionnels et acteurs de la vie locale se sont réunis pour découvrir le parc André Lamy, premier parc urbain de la commune. Pensé pour durer, pour apaiser et pour relier, ce nouvel espace se situe aux portes du cœur médiéval de Saint-Gilles.

André Lamy a partagé ses souvenirs du quartier « des jardins » tel qu’il l’avait connu dans sa jeunesse, exprimant sa satisfaction de le voir aujourd’hui reprendre vie de si belle manière.

Un projet enraciné dans la nature et dans la ville

Né d’une réflexion sur les atouts environnementaux de la Ville, le parc répond à une ambition claire : offrir un espace ouvert, accueillant et intergénérationnel. Les attentes formulées par les citoyens se traduisent ici de façon concrète avec un nouvel espace public dédié à la flanerie et à la mémoire avec davantage de nature, d’ombre et un nouveau souffle.

Quand la mémoire du quartier refait surface

L’un des moments les plus marquants de la cérémonie fut la prise de parole d’André Lamy, fondateur de l’association Saint-Gilles Ville Fleurie et désormais parrain du parc qui porte son nom. Il a évoqué son enfance passée dans ce quartier autrefois appelé « les Jardins », rappelant l’existence de deux puits historiques et les figures locales de l’époque, comme le papé Foulquié. À 87 ans, ses souvenirs précis et tendres ont touché l’assemblée, rappelant que ce parc est aussi un lieu de mémoire, un trait d’union entre les Saint-Gillois d’hier et ceux d’aujourd’hui.

Un investissement pour l’avenir

Le préfet du Gard, présent aux côtés des représentants du Département et de la Ville, a souligné l’importance de ce type d’aménagement dans la politique nationale de revitalisation des centres anciens. Les 700 000 € de travaux, financés à 74 % par l’État et la Région, témoignent d’un engagement fort en faveur d’une ville plus verte, plus résiliente et plus agréable à vivre.

Avec ses allées ombragées, ses espaces naturels, ses lieux de pause et ses zones de rencontre, le parc André Lamy s’impose déjà comme un nouveau repère du quotidien. Plus qu’un équipement, il ouvre une nouvelle page du récit Saint-Gillois, un espace où l’on se retrouve, où l’on se raconte, où l’on respire.

Une allée des déportés

Le 25 novembre, la Ville de Saint-Gilles a dévoilé officiellement la plaque de l’Allée des Déportés, dans le tout nouveau parc urbain. Située entre le verger et la mare, cette plaque honore la mémoire des femmes et des hommes victimes de la déportation, à l’occasion du 80ème anniversaire de la libération des camps.
Cette cérémonie, organisée avec la délégation gardoise de l’AFMD (Association des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation), a été l’occasion d’un moment de recueillement et de partage.

Dévoilement de la plaque de l’Allée des Déportés avec les familles des déportés Saint-Gillois.

Petites mains et jeunes pousses

Inscrit dans une démarche de résilience climatique, le site accueille, entre autres, une micro-forêt de 1 250 plants, un verger comptant 30 arbres et bientôt quatre ruches destinées à renforcer la biodiversité.

Dans un parcours pédagogique et pour une meilleure appropriation des lieux, les jeunes de la commune et les élèves des écoles ont activement participé aux plantations.

Leur engagement aux côtés de leurs enseignants donne à ce lieu une dimension collective unique, comme si le parc portait déjà un peu de l’histoire des familles qui l’ont vu naître.

Des plantations ont été réalisées les 18 et 25 novembre 2025 dans le parc urbain avec les élèves de maternelles des écoles Le Ventoulet, Les Calades, Li Cigaloun et Frédéric Mistral et le 26 novembre avec les enfants du centre de loisirs dans le cadre du projet « 100 arbres par an » avec l’aide des élèves de la SEGPA espace rural et environnement du collège Jean Vilar.

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